Gabon : un opposant arrêté après des menaces contre le président Bongo

Gabon : un opposant arrêté après des menaces contre le président Bongo

Un opposant a été arrêté vendredi au Gabon après des menaces anti-président Bongo, selon des sources officielles. Une interpellation qui fait suite deux jours plus tôt à un acte de vandalisme perpétré au siège de la Coalition pour la nouvelle république (CNR) deux jours plus tôt, selon le parti.

Roland Désiré Aba’a Minko, rallié à Jean Ping, a été interpellé par la police judiciaire après avoir enjoint le président gabonais à quitter le pouvoir dans les 72 heures. Ce dernier a déclaré “avoir miné tous les bâtiments administratifs et ministériels”, et menacé de les faire exploser, dans un discours sur la voie publique à Libreville devant le mémorial Léon M’ba, premier président du Gabon après l’indépendance.

“Il a été interpellé au siège de la Commission européenne à la demande de l’Union européenne”, a déclaré le ministre de la communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze, sans autre précision. l’Union européenne dispose d’une délégation à Libreville.

Dans la matinée de vendredi, plusieurs médias dont la chaîne d‘État Gabon Télévisions ont été pris d’assaut par des hommes non identifiés et équipés d’armes blanches pour tenter de diffuser un message sonore se réclamant de M. Aba’a Minko, selon des sources concordantes.

Des individus non identifiés ont jeté deux cocktails molotov sur le bâtiment. Nous avons porté plainte jeudi.

Le siège du principal parti d’opposition a par ailleurs été attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris dans l’entourage de Jean Ping, qui conteste toujours la réélection d’Ali Bongo.

Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) doit se rendre mardi au Gabon pour l’examen préliminaire des plaintes déposées par le gouvernement, Jean Ping et 15 ONG à la suite des violences post-électorales meurtrières de septembre 2016. Des violences qui avaient fait plusieurs morts et des dégâts matériels importants.

AFP