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RDC: une journée émaillée de nombreux incidents

La victoire de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 est contestée dans la rue également. Différents heurts se sont produits ce jeudi dans le pays. Le bilan des victimes serait de 7 morts dont deux enfants.

C’est probablement à Kikwit, à 500 km à l’est de Kinshasa, bastion de Martin Fayulu, que la situation est la plus tendue. Jeudi soir, on entendait encore des tirs à la cité vers Kikwit 2 et vers le pont Kwilu. D’après des témoins joints sur place, le bilan des victimes serait de 7 morts dont deux enfants. Un militaire est mort accidentellement en tombant de son véhicule. Un policier a également perdu la vie. Les forces de l’ordre ont tiré à balle réelle d’après des sources sur place. « La police et l’armée, armées jusqu’aux dents, ont tiré à bout portant ! » a relaté un habitant joint par téléphone par RFI.

Ils sont également des milliers de Congolais à continuer de manifester encore ce jeudi soir à Kisangani où la police à usé de gaz lacrymogènes et tirs de sommation. A 18h, il y avait encore des affrontements au niveau de l’Onatra d’après la société civile. La principale route de l’aéroport a été bloquée par des protestataires. Le dispositif sécuritaire est également très important. Une bonne partie de la grande ville du nord-est est totalement paralysée.

Des heurts ont également été signalés à Kananga, au Kasaï, avec trois blessés par balle dont une jeune femme de 18 ans et un adolescent de 13 ans.

A Lubumbashi, en revanche, les manifestations se sont déroulées dans le calme. Une centaine de jeunes pro-Fayulu ont marché jeudi matin depuis la Kenya, une commune du sud de la ville, vers Kamalondo.

A Kinshasa, dans la capitale, c’est un sentiment de soulagement qui a prévalu auprès de nombreux Kinois aujourd’hui. Beaucoup craignaient de fortes tensions dans la ville après la publication des résultats de l’élection présidentielle.

Avec RFI